Une Vie pour la Guerre - Chapitre I

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Une Vie pour la Guerre - Chapitre I

Message par Satine Elven le Mer 16 Mai - 23:13








Morhgral – Seigneur des Sith – En vie
Francis Becker – Vice Amiral – En vie
Amilia Enrich – Lieutenant-Général – En vie
Andal Sender – Commodore – En vie



Le Brasier – Croiseur lourd de classe Pourfendeur (sous directive de F.Becker)
Ord Radama – Bordure extérieure (espace impériale)

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Chronique narrative qui prendra source de certains rp en jeu (personnages et lieux amenés à changer)
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Re: Une Vie pour la Guerre - Chapitre I

Message par Satine Elven le Mer 16 Mai - 23:14


La pluie tombait lourdement sur Ord Radama, se mélangeant à la terre souillé par le sang. Morhgral avait dû faire des choix difficiles, et il était désormais trop tard pour faire machine arrière, il était piégé, encerclé par des jedi prêt à en découdre.

- Rendez vous Sith. Vous êtes seul et vous ne pouvez aller nul part. dit un Jedi qui se rapprochait doucement vers son adversaire. Sabre laser en mains, l'homme semblait confiant face au Seigneur Sith et ne montrait aucune faiblesse quelconque. Quand aux autres Jedi, ils semblaient également avancer prudemment, se tenant quelques mètres en arrière du Jedi le plus proche de Morhgral.

Le Sith était occupé quand à lui, à regarder les cieux, semblant sentir son heure venu il n'avait pas écouté le Jedi. Il sentait la Force car il avait fait le vide de toutes émotions, écoutant simplement le bruit de la pluie et des canons non loin. Mais ce qu'il entendit alors lui fit ouvrir les yeux, et il regarda alors le Jedi à quelques pas de lui, et un sourire commença légèrement à se dessiner sur le Sith qui prit la parole.

- C'est un beau jour pour mourir, mais malgré cela, mon heure attendra encore... finalement.

A peine sa phrase terminé, Morhgral se retourna brusquement en se plaçant à genoux, créant autour de sa personne un bouclier de Force. Les Jedi surpris ne comprirent pas ce qu'il se passait, et nuent le temps de faire quoi que ce soit lorsqu'un missile frappa le sol, soulevant la terre et des cadavres sur quelques mètres. Alors qu'une énorme poussière engloba toute la zone en quelques secondes, le Sith fût assourdit par le bruit de l'ogive, mais était toujours en vie grâce à la Force. Morhgral tomba alors en sol, plaçant ses mains sur ses oreilles en proie à un bourdonnement puissant. Par chance, le bouclier de Force avait également protégé les oreilles du Seigneur Sith d'une grande partie du bruit qui l'aurait probablement rendu sourd sans celui-ci. Quelques minutes plus tard alors que le Sith avait toujours du mal à entendre correctement et que la brume de cendres commençait à se dissiper rapidement une navette se posa à quelques mètres.

Une femme en sortit en accourant accompagné de plusieurs soldats et de quelques médecins, faisant de grands gestes aux hommes à ses cotés et criant quelque chose que le Sith ne percevait pas encore...
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Re: Une Vie pour la Guerre - Chapitre I

Message par Satine Elven le Jeu 17 Mai - 11:54

Deux hommes soulevèrent Morhgral par les épaules, le laissant ensuite se relever, tout en le maintenant légèrement, celui-ci étant encore désorienté par le bourdonnement dans ses oreilles. Les médecins commencèrent à examiner toute la morphologie du Sith, lui injectant une dose de kolto par prévention. Quant à la femme et le reste des hommes, ils sécurisèrent un périmètre pour l'extraction du Sith et de la navette. Une fois le Sith installé à bord du transport, les quelques soldats et la femme rentrèrent de nouveau dans la navette.

La femme n'était autre que Amilia Enrich, un officier impérial et second du Seigneur Sith. Alors que les médecins s'affairaient à contrôler les signes vitaux de Morhgral, la femme prit la parole dans la navette.

-Faite moi décoller la navette soldat ! cria t'elle en regardant le Sith plus ou moins inquiète. Celui-ci avait froncé les sourcils comme si une blessure profonde le faisait souffrir, car le bruit de la navette sur le point de décoller lui fît mal au crâne, sans parler de la puissante voix de la femme.

Les médecins alors proche du Sith, commencèrent à lui enlever son buste pour vérifier sous son armure si aucune blessure n'était présente, laissant apparaitre la musculature du Sith, digne d'un athlète et luisante de sueur. Amilia regarda quelques secondes malgré sa volonté, et détourna le regard avant de partir vers le pilote, probablement pour lui donner des consignes. Et la navette décolla avec difficulté du sol, à cause de la planète ayant une atmosphère vicieuse, et des perturbations dû aux combats.  

Morhgral regarda quelques secondes le sol avant le décollage, apercevant quelques restes de cadavres des Jedi. Mais il se détourna rapidement de la scène lorsqu'un médecin commença à lui braquer une lumière dans les yeux, ce qui eut pour réaction de déclencher un réflexe chez les Sith, propulsant le médecin à l'autre bout de la pièce, d'une poussée de Force. Le bruit sourd du corps du médecin contre la coque du vaisseau, fît apparaitre Amilia accompagnée de plusieurs soldats, qui étaient accouru pour constater ce qu'il c'était produit. Le Sith alors en proie à une légère colère fît un geste rapide d'une main, pour faire sortir l'ensemble des personnes de la pièce, ce qui eut un effet immédiat. Seule le Lieutenant-Général Enrich était restée, observant le Sith quelques secondes avant de prendre la parole.

-Excellence, puis-je vous demander comment vous allez ? dit-elle d'une voix plus calme qu'auparavant, voyant que le Seigneur ne semblait pas en si mauvais état. Le Sith ne répondit pas directement, il était occupé à remettre son armure sur lui.

-Mise à part mes oreilles qui sifflent, et mes préoccupations je n'ai rien d'autre qui me dérange Enrich.

-Bien excellence. Avez-vous besoin de quelque chose ?

-Oui, j'aimerai savoir qui à ordonner à un bombardier de larguer une bombe sur un emplacement que je n'avais pas autorisé. dit le Sith alors légèrement en colère. Il se leva alors et croisa un bref instant le regard d'Amilia avant de se tourner vers un hublot, observant le sol devenir de plus en plus petit.

-Personne excellence. Le pilote a déclaré que ses instruments de navigations étaient défectueux lorsque l'ordre de bombardement de la zone 35 a été lancé. Il suivait simplement l'ordre, mais comme l'indique le code militaire, page 129, article 45, phase 6, le Vice-Amiral à fait fouetter le pilote 15 coups pour tentative involontaire de meurtre envers un Sith, excellence. Dois-je donner une autre directive mon Seigneur ?

-Faite réaffecter le pilote à son unité une fois la sanction de Becker terminé. Contactez ensuite l'Amiral et organisez une réunion de mon état-major, je veux un rapport complet sur nos pertes, nos effectifs et élaborer une nouvelle phase d'attaque. La République est sur le point de plier, nous devons donner le coup de grâce dès ce soir.

-Ce sera fait excellence. Et pardonnez-moi de vous le dire, mais le commandement Impériale nous a donné l'ordre de quitter le combat immédiatement et de faire route vers Dromund Kaas. Le Vice-Amiral et moi-même avons déjà donné la directive de retraite de nos troupes, et c'est pourquoi nous sommes venu vous récupérer Seigneur.

Et sans se le faire demander plus, Amilia inclina le buste légèrement avant de quitter la pièce, laissant Morhgral seul. Le Sith se mit en colère après le départ de l'officier, et commença à frapper lourdement dans le cuirassé pour évacuer sa rage. La République était venue sur Ord Radama pour reprendre la planète bien des années après la victoire du Seigneur, et de ce fait a de nouveau été envoyer pour attaquer l'ennemi de flanc. Alors que celui-ci était sur le point d'écraser littéralement l'ennemi, les hautes sphères lui demandent de quitter la zone de combat, pour laisser la gloire à un autre...
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Re: Une Vie pour la Guerre - Chapitre I

Message par Satine Elven le Dim 20 Mai - 23:53

Pourquoi lui demandait ont de quitter la zone de combat ? Le Seigneur des Sith ne comprenait pas, cherchant une explication dans un coin de sa tête, il marchait dans la pièce de la navette qu'il n'avait pas quitté depuis qu'il était rentré dans le transport. Il ne voulait pas être en présence des soldats, il voulait juste regarder le Pourfendeur grossir de plus en plus à mesure qu'il s'en rapprochait, seul.

Quelques minutes passèrent et la navette se posa dans un des hangars du Brasier, des hommes attendaient à la sortie du vaisseau en rang et au garde à vous. Morhgral marcha alors dans la navette jusqu'à la sortie, où l'attendait Amilia Enrich. Ils sortirent donc, croisant le regard des hommes alignés de chaque cotés de la navette, et qui, présentèrent leurs armes au passage du Sith. En bout de rangé, attendait le Commodore Andal Sender, qui ne tarda pas à se courber légèrement quand Morhgral s'approcha alors qu'il le regardait d'un air interrogateur.

-Excellence. C'est un plaisir de constater que vous êtes encore debout et sans blessures. dit l'homme en s'adressant au Sith avant de saluer Amilia, son supérieur hiérarchique.

-Pourquoi un accueil de ce type Commodore ? interrogea Amilia avant de renvoyer les soldats en rangs, qui ne tardèrent pas à se disperser.

Morhgral n'avait quand à lui que faire des discutions de ce type, et les accueils comme celui-ci ne le dérangeait pas le moindre du monde. Il marcha donc en direction des ascenseurs accompagné du Commodore et du Lieutenant-Général, qui poursuivirent leur conversation pendant ce temps.

-Mes hommes ont capturés des ennemis mon Lieutenant-Général, nous les avons placés dans des cellules. Il semblerait même que nous ayons capturé une Jedi. dit le Commodore en bombant légèrement le torse.

-Nous leurs passerons dans ce cas un interrogatoire comme le veut la procédure Commodore. répondit Amilia en roulant des yeux, comme si il s'agissait d'une évidence.

-Placez le « Jedi » dans ma salle d’interrogatoire. ordonna simplement Morhgral en craquant légèrement les doigts de ses mains.

-Je vais ordonner le déplacement de la fugitive excellence. dit Andal, avant de sortir un tablette, pour probablement transmettre la directive.

Lorsque les trois personnes montèrent dans l'ascenseur il n'y eu plus un mot. Amilia et Andal tout deux légèrement en arrière du Sith ne voulaient guère déranger Morhgral qui semblait perdu dans ses pensés, ce qui était le cas. Aujourd'hui il avait choisit de rencontrer la Force, la laissant pour une fois ne pas être asservit mais libre et en harmonie avec le Sith. Ce qui troublait d’autant plus Morhgral, c'est qu'il n'avait ressentit aucune émotions comme le dit le Code des Jedi, mais il avait entrevu une liberté que proclamait le Code des Sith. Confus de cela il ne pouvait qu'y penser, et le garder pour sois, personne à bord de se vaisseau n'aurait été en mesure de comprendre ce qu'avait ressenti le Sith à ce moment là.

L'ascenseur s'ouvrit alors à la passerelle, et le Vice-Amiral y était présent, donnant des directives aux officiers du vaisseau. Lorsque le Sith entra et commença à marcher vers l'officier d'état major, tous ce turent. Francis Becker en voyant le Sith approcher commença à son tour à s'avancer, un léger sourire se dessinant sur son visage, et lorsque les deux hommes furent assez proche, ils se tapotèrent l'épaule, comme le ferait des frères d'armes.

-Je savais bien que ce minuscule obus n'aurait pas pu te tuer Morhgral. Mais venez, allons discuter tranquillement dans mon bureau. dit le Vice-Amiral en prenant la marche après s'être écarté sur Sith.

Les quatre personnes marchèrent donc en direction du bureau du Vice-Amiral. La pièce est impressionnante pour un œil nouveau, des tableaux luxueux parcourent les murs, certaines représentant différents Empereur Sith, mais également des Grand-Moff. Morhgral se stoppa devant le portrait de son Maître, Darth Terikurr, un tableau peint à la main, les pigmentations du tableau faisait ressortir les traits du Sith défunt, faisant probablement de ce tableau, le plus magnifique de la pièce. Une œuvre que le Vice-Amiral avait peint lui même. Le bureau comportait une table d'état major en chêne massif, plaqué or, tout pour plaire à un Roi. Et alors que Morhgral, Amilia et Andal prenaient place, le Vice-Amiral sortit d'un placard, un vin d'Alderaan, un vin des plus goûteux ne se faisant plus, un vin portant le blason de la maison Panteer. Il se retourna ensuite plaçant quatre verres en cristal sur la table, commençant à servir un fond de vin dans chaque verres tout en parlant.

-Nous n'allons quand même pas parler sans un bon vin. J'aurai cependant préféré l'ouvrir à notre victoire, mais il semblerait que le commandement est d'autres objectifs pour nous.

Les trois officiers de l'Empire marquèrent ensuite un blanc, regardant le Sith pour constater si celui-ci allait se mettre en colère ou non. De qui fût rapidement le cas, Morhgral commença a craquer ses doigts, laissant paraître son tique quand il commençait à être énervé. Becker et Morhgral engagèrent une conversation, les deux autres officiers ne voulant guère placer mot.

-Puis-je savoir de qui vient la directive ! dit le Sith en regardant avec insistance Becker.

-Elle vient du haut commandement, j'ai essayé de leurs faire comprendre que nous avions été envoyé par leur demande pour écraser l'ennemi qui était à présent à notre merci. Mais il semble qu'ils ne veulent rien savoir. répondit le Vice-Amiral confiant et sachant que Morhgral ne lui ferai rien.

-Je le sais déjà Francis !

-Alors pourquoi me poser la question ?

-Car le haut commandement ne nous aurait pas envoyé ici juste pour fracasser la république en les laissant se remettre debout. A moins que... .Le Sith commença à réfléchir et avant même qu'il ne puisse poursuivre, le Vice-Amiral frappa lourdement sur la table pour attirer l'attention du Sith.

-Vous avez besoin ou plutôt nous, que votre influence augmente dans l'Empire. Un Seigneur Sith de la défense à fait pression sur le haut commandement, un Sith bien mieux placé que vous avec bien plus de contactes, et aujourd'hui nous allons devoir quitter le champs de bataille que nous avons mener, nous allons devoir abandonner et tourner le dos à ceux qui sont tombés. Si nous continuons ainsi, nous allons devenir la risée de l'Empire, tout comme vous Morhgral. Il nous faut l'appui de plus de Sith, des appuis important pour éviter de toujours être envoyé sur des missions de bas étage. Vous valez bien mieux que cela, et nous aussi, mais si nous continuons ainsi, un Sith risquerait de venir vous défier pour prendre votre place.

-Alors ils n'ont qu'à venir, je les attendrais.

-Foutaise Morhgral ! Et si un Sith plus puissant que vous vous défi et gagne ? Nous avons besoin de vous et nous ne servirons jamais personne d'autre. Vous devez vous rapprocher de l'Ordre Sith !

-Assez ! dit Morhgral en colère, frappant sur la table en se levant. Quand un Sith souhaitera ma mort alors dites lui de venir sans tarder ! Je ne suis guère patient quand il s'agit de prendre ma vie.

Le Sith se leva ensuite, regardant froidement l'Amiral avant de marche vers le porte du bureau. Il s’arrêtera avant de sortir avant de se retourner, posant son regard toujours froid sur son second.

-Enrich, envoyez un rapport à la Citadelle, je veux que les pertes soient intégralement remplacés dès notre retour à la capitale, que cela soit en terme de ressources ou humaine.

-Il sera fait selon vos ordres excellence. dit Amilia en regardant droit dans les yeux le Sith.

Morhgral voyait bien qu'elle n'était pas en accord avec son comportement, mais c'était un Sith, et il ferait ce que bon lui semble. Il quitta la pièces quelques secondes après la réponse du Lieutenant-Général, ne voulant pas assister à une réunion se tournant d'avantage à une remontrance qu'à un rapport. Le Sith avait de bonnes ententes avec Francis Becker, ils avaient vécu de nombreuses batailles ensembles, il était pratiquement comme des frères, et il arrivait que l'un comme l'autre fasse la remontrance à son confrère. Bien que Morhgral était devenu un Sith, il ne souhaitait pas briser la seul amitié qu'il avait encore, une amitié que le Vice-Amiral avait déjà avec lui à l'époque où Terikurr était encore vivant. Le Darth disait toujours que la fraternité est la base de tout dans une armée, et qu'elle apportait la confiance des hommes, un confiance cruciale quand il faut conduire ses hommes dans une situation délicate. Et cela a toujours été vrai, aucun soldat n'avait jamais hésité à donner sa vie pour Terikurr ou pour Morhgral.

Le Sith savait que la remontrance n'était rien, et que sa colère passerait après avoir pensé à autre chose. Il marcha dans les couloirs du vaisseau, passant à cotés de nombreux soldats qui inclinèrent tous le buste pour leurs chef de guerre. Morhgral avait la chance d'avoir des officiers compétents et loyales à ses cotés qui n'hésitent pas à raconter louanges sur lui, et ce à juste titre, malgré les défaites cuisantes contre l'Empire Éternel. Le visage des hommes n'était plus celui des jours sombres, et ils affichaient désormais une envie de battre, une envie que le Sith espérait combler sur Ord Radama, mais sans succès. Les jeux pervers des autres Sith commencent à l'agacer énormément, et il devra bientôt faire un exemple si ils ne cessent pas.

A mesure qu'il marchait, il réfléchissait aux propos de son ami, qui avait dit vrai. Morhgral devait retrouver des partisans, des allier pour augmenter son influence et pouvoir avoir une voix plus importante dans sa Sphère. Il le savait, et devra bientôt se rapprocher d'autres Sith, sans quoi il devra s'incliner plus tôt que prévu. Une fois sa réflexion terminé, le Seigneur entra dans sa salle de torture où était préparé une table d’interrogatoire avec accrochée dessus une femme d'origine humaine. La femme secoua ses sangles nerveusement quand le Sith s'approcha d'elle. Elle ne pouvait rien faire avec le collier anti-force autour de son cou, et Morhgral le savait, ce qui le fît sourire légèrement...
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Re: Une Vie pour la Guerre - Chapitre I

Message par Satine Elven le Jeu 31 Mai - 22:50

La Jedi ne semblait pas très âgée, elle était plutôt maigrichonne, et petite. A première vu, elle paraissait avoir dans la vingtaine, mais en s'approchant de plus prêt, il était plus facile de voir que derrière la poussière du champs de bataille se cachait en réalité une adolescence à peine mature ou à quelques années. Elle semblait avoir peur du Sith qui la regardait sans dire mot, à vrai dire, il est vrai que de voir le Seigneur portant son respirateur et ses yeux d'un orange pur pourrait paraître inquiétant sans le connaître. Morhgral se releva alors, tournant le dos à la Jedi, regardant quelques instants un mur qui semblait noir.

La salle de torture du Seigneur Sith était ovale. Il y avait plusieurs tables de tortures ainsi que plusieurs droïdes de tortures s’affairent à préparer leurs instruments en attendant des directives. La pièce était éclairée d'une lumière blanchâtre, et aveuglante pour les personnes sur les tables de tortures couchés, ce qui n'était actuellement pas le cas de la table où était située la Jedi, qui elle, était penchée à une vingtaines de degrés. Bien que très propre et épurée, les murs étaient d'un noir pur qui reflétait ce qu'il se passait dans la pièce. Le Sith engagea donc la conversation, ou du moins l'interrogatoire.

-Alors, qu'avons nous là ? Commençons par le plus simple, qui es tu, Jedi ?

Morhgral parla de façon calme, et la Jedi eut un moment de perplexité, ne comprenant pas l’attitude du Sith, eux pourtant si violents d'après ceux qui revenaient de la torture. Beaucoup revenaient fou des salles de tortures des Sith ou entre quatre planches, dans un cas comme dans l'autre, la jeune Jedi ne voulait pas terminer ainsi sa vie, à peine entamée. Elle répondit donc au Sith avec une légère voix.

-Je... je suis le Padawan Sophia Elvis de l'Ordre Jedi.

-Bien, bien. Poursuivons en restant toujours dans le basique. Quel âge as tu Sophia ?

-J'ai dix-sept ans... mais je... je ne comprends pas pourquoi vous êtes ainsi.

Morhgral se tournera alors vers la Padawan, la fixant dans les yeux. Soucieuse de respecter le code jedi, Sophia regarda le Sith, en essayant de ne pas paraître intimidé par le Sith. Mais le Seigneur avait réussi à sentir les émotions de la jeune fille.

-Oui... j'ai vu en toi la crainte et maintenant l'interrogation. Pourquoi ? Pourquoi ce Sith ne me torture-t-il pas ? Pourquoi n'est-il pas violant ? Pourquoi !

Le Sith se retourna vers la Jedi pour l'observer, la regardant pour voir son comportement. Elle avait les yeux écarquillés et elle semblait perdu, perdu non pas du fait d'être dans un lieu inconnu, mais perdu, semblant ne pas reconnaître un Sith, que l'Ordre Jedi avait soigneusement étudié et identifié comme un barbare et une menace pour la paix. L'ennemi de la République en face d'elle semblait étrangement calme, rationnel et très doux dans sa façon de parler, ce qui, immédiatement après quelques secondes de réflexion plaça le Padawan sur la défensive, parlant désormais sur un ton désinvolte.

-Vous ne réussirez pas à me bercer de vos illusion Sith. Vos manipulations ne marcheront pas avec moi, mon Maître m'en a prévenu.

Morhgral sourira légèrement avant de marcher quelques instants dans la pièce, regardant quelques outils de tortures, les prenant en main avant de les placés vers plus de lumière, regardant soigneusement leurs contours et imaginant leurs utilités. Le Seigneur n'était pas un grand fan de la torture, il n'avait que quelques rares fois dû en faire usage, mais n'en retirait aucun plaisir comparé à d'autres Sith. Il se voyait au-dessus des futilités des autres, et avait de grands projets bien plus attrayants à ses yeux que les simples banalités de la vie des Sith. Après avoir détaillé les outils un à un il les reposa, se tournant de nouveau vers la jeune fille, qui semblait avoir quelques peu crains que Morhgral les utilises sur elle.

-Vois-tu jeune fille, mon Maître à toujours vu l'Empire d'une autre façon, il a toujours compris que l'Empire faisait des choix pour le moins... discutable et sans grandes conséquences et il m'a... convié, oui disons cela, il m'a convié à faire partie de sa vision de l'Empire.

Le Sith semblait parler avec quelques pointes de mélancolie, marchant dans la pièce en posant son regard sur les droïdes avant de poursuivre.

-Mes confrères Sith se battent pour le pouvoir, la gloire, la puissance, que des futilités qui conduiront inexorablement à la chute de notre Empire. Ils sont racistes et méprisables à souhait, ne travaillant aux finales que pour leurs petites personnes, ne voyant pas les possibilités et la grandeur qui s'ouvre à nos portes. Ils n'imagineraient pas pouvoir, ne serait-ce qu'un instant épargner la moindre vie, utiliser la Force pour aider ceux dans le besoin. Non... ils ne veulent que prouver qu'ils sont les plus fort prouver qu'ils sont les "Maîtres". Alors soit, que grand bien leurs fasse, j'ai pour ma part d'autres projets, et une humanité, malgré que je sois un Sith.

Morhgral se rapprocha alors de la jeune fille, la regardant en levant quelques peu son menton, saisissant doucement le menton de la jeune fille avant de le faire basculer délicatement de gauche à droite, avant de continuer.

-Darth Terikurr avait entendu les propos de Malgus mais avait déjà compris bien plus tôt que les choix raciaux ne font pas devenir un Empire plus grand. Il avait compris, que les esclaves ne sont pas que des simples outils, et que la guerre était l'objectif, mais que la domination totale n'était pas la solution. Il avait soulevé publiquement la question, à savoir si oui ou non, nous devons changer nos dogmes, changer notre vision de la galaxie, et cela la conduite malheureusement à sa perte. Sa blessure était profonde, mais aurait dû le soigner dans une cuve de kolto. Quelqu'un sur ce vaisseau lui a administré un poison, un poison extrêmement vicieux. Mais dans sa chute, il m'a encore enseigné, et jusqu'à la fin, jusqu'à son dernier souffle, j'ai compris que je ne pourrai pas changer l'Empire avec des mots ou des actions. Alors je vais le bouleverser, et tout faire pour prendre en main l'Offensive de l'Empire, car celui qui contrôle l'armée, est celui qui a la possibilité de changer la galaxie.

Alors que le Sith lâcha doucement la Jedi, celle-ci resta troublé face aux déclarations du Sith. Pourquoi lui disait-il tout cela ? Pendant qu'il avait parlé, la jeune femme avait senti et remarqué la sérénité dans les propos de Morhgral. Et la jeune femme se demanda même si celui-ci n'avait pas touché à la lumière.

-Je... je ne comprends pas bien pourquoi vous me dites cela... je... allez-vous me tuer ?

-Ne pense-tu pas, Jedi, que si j'avais voulu te tuer, je ne l'aurais pas déjà fait ? Non, je ne tue pas sans raison.

En réalité, Morhgral n'aurait jamais pu la tuer de sang-froid. De ce qu'il avait dit, une partie était vrai, et malgré le fait est qu'il soit un Sith, et qu'il cachait bien son ambition à ses confrères Sith, il n'en restait pas moins humain. La pensé même de tuer un enfant le faisait trembler, la tuer ferait de lui un monstre. Et le Seigneur ne se voyait pas ainsi, il ne pouvait faire de mal à un enfant ou même abattre une femme qui ne se serait pas défendu correctement contre lui. Les faibles doivent mourir dans l'Empire, mais pas de la main de Morhgral, lui-même faible autrefois, devenu fort uniquement grâce au cadeau que lui a fait son Maître et la vie... la Force. Le Sith poursuivit donc, voyant que la jeune femme était quelques peu dérangée par les déclarations du Sith.

-Je ne vais ni te torturer, ni te tuer. Si tu es consciente de cela et disposé à parler, alors je t'aiderai à quitter ce vaisseau, dit le Sith avant de partir vers un placard.

Alors que Sophia était dans ses pensées, Morhgral sortit un verre du placard ainsi qu'une carafe d'eau. Il se servit un verre après avoir retiré son respirateur, buvant dedans et devant les yeux de l'enfant. Elle avait soif, et n'avait probablement pas but depuis plusieurs bonnes heures. Le Sith remplit de nouveau le verre, conscient que la Jedi voulait boire, et passera ensuite devant le verre, le cachant quelques secondes aux yeux de l'enfant pour ranger la carafe. Mais il n'était pas idiot, et avait fait exprès de troubler la Jedi. Un esprit réfléchissant à autre chose ne penserait pas que le Sith placerait dans le verre une micro puce de localisation, à peine visible, et qui viendrait se coller dans le corps d'un individu après être ingéré. Il se rapprocha ensuite de la Jedi, le verre dans la main et lui proposa. La réaction de Sophia fût rapide, à peine le Sith avait il tendu le verre, qu'elle l'avait déjà saisie pour le boire. Morhgral avait réussit, car même si elle ne lui dirait rien, il obtiendrait désormais les informations qu'il souhaite d'une autre façon.

Le Sith observa quelques instant la jeune fille et lui laissa quelques instants avant de prendre une chaise, s'installant en face d'elle avant de poursuivre son interrogatoire.

-Bien. Il est désormais temps que tu réponde à d'autres questions petite. Qui est ton Maître ?

-Mon Maître est un Chevalier de l'Ordre Jedi. Vous n'avez pas besoin de savoir son nom.

-Je vais te reposer la question Sophia, pour te montrer que je me montre patient avec toi. Qui est ton Maître ?

-Vous ne saurez rien de moi monstre ! dit la jeune femme, d'une voix se voulant forte, mais sans convictions.

Morhgral osa un sourcil, observant quelques instants la jeune femme, avant de regarder le dos de sa main droite. Elle ne semblait rien avoir en particulier, mise à part de nombreuses marques, des marques comme faites par un fer rouge, des marques semblant représenter des mots. La langue semblait être très vieille, et ressemblait quelques peu à langue Sith. Les mots ne semblaient pas être placés de façon précises sur la main du Seigneur, et sans former de phrases, mais semblaient toutes dirent plus ou moins la même chose, « Sacrifice ».

Alors que quelques secondes s'étaient écoulés, le Sith plaça sa main en direction du bras de la Jedi, et une lueur bleuâtre commença à se former dans les rétines du Seigneur. Un bleu intense, un bleu froid et cruelle, et lorsque ce bleu fût à son plus éclatant, une marque rouge commença à se former sur la main du Sith, tandis que la Jedi hurla de douleur. Les extrémités des doigts de la Jedi gelèrent littéralement, et ce petit à petit, remontant lentement vers sa main. Morhgral enleva cependant sa main rapidement, il n'avait pas pour intention de faire d'avantage de mal à la jeune, fille, mais voulait simplement l'intimider, ce qui fût le cas.

Le jeune fille regarda le Sith avec une légère peur, et secoua ses liens frénétiquement, le Sith avait menti. Des larmes coulèrent le long de ses tendres joues, des larmes de douleur, ses doigts étaient toujours gelés. Morhgral, tourna le dos à la Jedi, allant vers le placard avant de sortir un verre, se servant un verre d'eau avant de le boire. Il regarda ensuite la Jedi avant de prendre la parole.

-Tu semble ne pas vouloir comprendre qui commande ici, mais soit.

-Vous... vous m'avez menti !

-Il est vrai, mais je n'ai pas dit que des mensonges, tu obtiendra ta liberté d'ici ce soir. En attendant je vais te laisser te reposer. Tu retrouvera l'usage de tes doigts d'ici quelques heures...

Morhgral posa son verre sur la table et appuya sur un bouton. Les lumières blanches de la pièce s'éteignirent pour laisser place à de petites led rouge, et les murs d'un noir pur glissèrent pour laisser place au reste de la pièce. La salle de torture de Morhgral n'était autre qu'une petite pièce, située au centre d'une salle de torture bien plus grande. Et lorsque les murs se baissèrent complètement, un vision d'horreur apparut pour la jeune Jedi. Des soldats de la République se faisaient torturer sous ses yeux, certains se faisaient arracher les yeux, les doigts, les dents, pendant que d'autres subissaient des coupures d'oreilles, ou recevaient des petites tiges incurvés dans le corps par des droïdes de torture...
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Re: Une Vie pour la Guerre - Chapitre I

Message par Satine Elven le Dim 17 Juin - 18:08

Morhgral sorti de la pièce, marchant dans les longs couloirs du vaisseau, afin d'accéder à ses quartiers. Le Sith avait placé à l'extérieur de sa salle de torture des gardes de confiance, qui ne laisseront rentrer personne d'autre que leur chef de guerre. Une précaution que le Seigneur devait prendre, car il savait qu'un assassin était probablement toujours sur son vaisseau. Un assassin, qu'il a croisé et peut-être côtoyé depuis de longues années, mais jusque-là, celui-ci n'avait fait aucune erreur et restait toujours un mystère pour le Sith. Un meurtrier qui ne se doutait probablement pas, que le Sith avait découvert la supercherie du meurtre de son Maître, et qui ne dormais plus que d'un œil depuis de longues années.

Malgré tous ses efforts pour faire confiance à quelqu'un, Morhgral était toujours dans le doute permanent, se confiant rarement à quelqu'un, qui pourrait être le dit meurtrier. Mais le Sith n'avait pas le choix, s'il se refermait, alors l'assassin comprendrait, et s'il posait trop de questions aussi. Il devait jouer finement la carte de l'innocence, une carte d'illusion que Haris jouait depuis son enfance. Plongé dans ses pensées, le Seigneur ne remarqua même pas l'arrivé du Commodore Andal, qui s'approcha rapidement du Sith en le croisant dans les couloirs.

-Excellence. C'est toujours un plaisir de vous rencontrer. Puis-je vous demander si nous devons débarrasser le vaisseau des fugitifs blessés ? dit l'officier en inclinant le buste tout en marchant aux côtés du Sith.

-Non Commodore. Vous pouvez les torturer si cela vous chante, mais ils resteront en vie et quant aux blessés, vous pouvez les envoyer en baie médicale avant de les placés en détention.

-Comme vous voudrez messieurs. Je vais donner la directive de déplacer la Jedi dans la grande salle de torture avec le reste des Républicains.

-Non. dit fermement le Sith en fusillant du regard Andal.

-Excellence ? Ce sont les directives du Vice-Amiral. Les membres de la République doivent être conduits à la Citadelle après avoir subi la torture.

-J'ai dit non Commodore. Allez donc dire à Becker, que vous avez reçu de nouvelles directives, et que l'ensemble des Républicains vas être affectés dans des cellules de détention dans l'heure. Quant à la jedi, elle restera dans ma salle de torture, je n'en ai pas terminé avec elle.

-Ou... oui. Bien sur excellence... mais... commença à dire le Commodore Andal avant d'être brusquement interrompu par le Sith.

-Avez-vous quelque chose à rajouter Sender ? dit fermement le Sith en intimidant assez le Commodore pour que celui-ci s'incline et parte rapidement en direction de la passerelle sans ajouter un mot de plus.

Morhgral soupira légèrement en voyant le Commodore partir à toute allure, avant de poursuivre son chemin, désormais tout proche de ses appartements. Le Sith savait que s'il laissait partir la Jedi, il devrait garder une source potentiel de marchandage, et les soldats de la république en étaient la monnaie. Même mutilés, la République reprend toujours ses soldats, ce qui est un avantage certain pour Morhgral, qui doit laisser paraitre un côté sombre, qui n'est pas représentatif de sa personne.

Le Seigneur continua de marcher dans les couloirs, arrivant finalement dans sa chambre. Une pièce plutôt sobre, comportant un bureau, un siège, un lit, des armoires, placards, un drapeau de l'Empire, et également un portrait de son Maître, Darth Terikurr, unique œuvre de la chambre. On pourrait s'attendre à des goûts plus prononcés pour un Sith de rang, mais le Seigneur n'a jamais aimé le luxe, pas plus que tout ce qui s'y apparente, y compris les nobles. Haris s'assit sur son lit, avant de sortir de son chevet un holocom, l'activant.

Morhgral observa pendant plusieurs heures un hologramme qui se forma, représentant une braise, qui semblait se consumer à l'infini sans même avoir de combustible. Une image à proprement dite banale, mais qui semblait faire réfléchir le Sith, qui resta le regard plongé dessus. Le feu, quoi de plus beau à regarder, une pureté sans limite, sans barrière, qui consume tout sur son passage. Une image, à peine raffinée de ce qu'est un Sith, ou du moins de ce que devrait être, car le Seigneur n'avait pas tout à fait cette image de lui. Le Sith qu'il était, n'allait pas en tout point dans la direction qu'il devait suivre, malgré ses nombreuses victimes, malgré son gout pour le pouvoir, malgré son choix de vie. Il n'avait pas pu se résoudre à tuer ou faire tuer le Padawan qu'il allait laisser fuir, alors qu'un autre Sith l'aurait probablement fait de sang-froid. Tuer n'a aucune signification pour Morhgral, ce n'est qu'un devoir pour pouvoir progresser, mais il ne saurait se résoudre à tuer alors que sa victime est plus jeune et sans défense.

La plupart des Sith ne comprendraient pas le comportement de Morhgral, qui ne peut d'ailleurs rien partager à quiconque sur ce qu'il ressent, ce qu'il est ou encore même ses inquiétudes. Il doit tout garder pour lui, faisant travailler son esprit, le remettant en doute dans les situations difficiles, ce qui ne peut conduire qu'à la folie quand le sujet n'est pas un Sith. Mais heureusement, Haris avait une conscience forte, ce qui lui permettait de ne rien laisser paraître, même si sa souffrance intérieure est lourde. La vie lui à peut-être offert un grand pouvoir, mais il porte depuis sa naissance le fardeau de la solitude, et depuis que son mentor est mort, le porte encore d'avantage.

Son instinct de survie lui a permis de passer au-delà des envies de mort, une envie qui survient souvent, quand la belle et charmante solitude accompagne un être au quotidien. Étant dans ses pensées, il n'avait ni vu ni sentit la présente du Lieutenant-Général à l'entrée de sa chambre, qui le regardait depuis quelques minutes après être entrée, mais lorsque celle-ci fit un léger bruit, elle fut immédiatement étranglée par la Force. Morhgral avait placé sa main en direction de Amilia par réflexe et commençait à l'étrangler sans même y prêter attention. Et c'est lorsqu'il décida de tourner la tête quelques secondes qui suivirent son geste, qu'il remarqua qu'il s'agissait de son second, et il stoppa brutalement son étreinte, laissant tomber la femme lourdement sur des fesses.

Enrich alors au sol, respirant bruyamment pour retrouver une respiration convenable. Elle n'avait pu dire mot pendant que Morhgral lui faisait subir involontairement son pouvoir, et le Sith la regarda en arquant un sourcil, posant sur son chevet l'hologramme, avant de parler à Amilia.

-La plupart des gens toquent à la porte pour recevoir l'autorisation d'entrer, et pour éviter de surprendre un Seigneur Sith. Disons que vous avez subit une punition involontaire pour votre erreur.

-Je... je m'excuse excellence, je ne voulais pas.

-Vous avez ma confiance Amilia, mais peut-être prenez vous légèrement trop d'assurance. dit Morhgral en se levant toisant quelques instant Amilia avant de s'avancer vers une fenêtre découlant sur l'immensité de l'espace.

Le Seigneur avait souvent l'habitude de regarde le vide stellaire, un moment de solitude qui lui faisait souvent rappeler que lui aussi n'avait qu'un profond vide dans son cœur. Il voyait toujours l'espace comme son passé, et son présent, un vision qu'il acceptait. Morhgral n'a jamais marché aux cotés d'un frère ou d'une sœur, n'a jamais connu ses parents, ni jamais eu d'amis, ou de compagne. La seule compagne que le Seigneur connaît, est la guerre. Malgré qu'il marche aux cotés de soldats, de guerriers, et d'officiers, il ne sait jamais vu que comme un Sith solitaire, et c'est pourquoi, l'espace est pour lui comme un reflet, immensément grand, et seul.

Alors qu'il regardait, perdu dans ses pensés l'espace, le Lieutenant-Général Enrich, avança quelques instants, avant de prendre la parole.

-Excellence. Vos directives ont été appliquées, et la jeune Jedi vient de fuir du vaisseau.

-Bien. Faites le nécessaire pour faire croire que cela n'était pas voulu Amilia. Il n'est pas dans l'intérêt de punir les hommes, mais montrez que nous ne sommes pas content de la tournure des choses. Et si vraiment vous avez des doutes sur les autres officiers, montrez plus de fermeté.

-A vos ordres, excellence. répondit Amilia en faisant un salut militaire avant de quitter les appartements de son Seigneur.

Morhgral, continua d'observer l'espace devant lui. Ses pensés bien que dépressives n'avaient pas cette effet là sur le Seigneur. La solitude, l'avait rendu plus fort depuis toutes ses années à la contempler, désormais, il n'y voyait plus que des possibilités, et le réconfort d'un avenir nouveau...
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Re: Une Vie pour la Guerre - Chapitre I

Message par Satine Elven le Ven 6 Juil - 13:13


Morhgral marchait sur de l'eau, une immensité d'eau, son sabre à double lame dans sa main, avec une seule des deux d'activés. L'eau semblait très foncée, et seule le reflet du Sith et de son sabre se faisait voir, quant aux cieux, ils étaient nuageux, mais très étoilés et d'une beauté sans égale. Haris contempla le ciel pendant plusieurs minutes, ciel qui embrassait l'eau à l'horizon, comme si il ne s'agissait que d'un. Alors que le Sith commençait à se perdre dans l’immensité beauté de ce lieu, il entendit une voie douce et apaisante non loin qui l'appelait « Haris... Haris... » disait elle...

Cette voie étrangère et si familière à la fois intrigua le Sith, qui commença a marcher en direction de celle-ci, son arme toujours dans sa main droite. Alors que la voie continuait de se faire entendre de la même façon au fur et à mesure qu'il marchait, il se stoppa quelques instant, regardant autour de lui. Ce lieu si improbable, si inconnu, et cette voie qui l'appelait par son vrai prénom, le dérangeaient pourtant. Haris n'avait révélé son vrai nom qu'à une personne, son Maître, Darth Terikurr, mais ce ne pouvait être lui, la voie était celle d'une femme. Une femme qui semblait vouloir guider Morhgral, mais qui semblait venir de partout à la fois ici.

Alors qu'il s'était arrêté, le Seigneur se retourna brusquement, levant son arme comme pour la mettre sous la gorge d'un adversaire, mais en vain. La voie s'était tue, et personne n'était en face de Haris, alors qu'il avait sentit, quelques secondes plus tôt, un léger souffle chaud et humide sur sa nuque. Haris chercha quelques instants du regard quelque chose, ou quelqu'un dans cette immensité, mais c'est lorsqu'il ne comprit que trop tard qu'une immense bouche émergea sous ses pieds avant de l'avaler, laissant Morhgral crier en tombant comme dans un gouffre sans fond...

Morhgral se leva brusquement de son lit, ses yeux d'un orange pur s'illuminèrent, pendant que le Sith cherchait quelques seconde son sabre, le saisissant rapidement avant d'activer un seul coté, dans la pénombre de sa chambre. Alors que l'arme violette éclaira soudainement la pièce, il remarqua qu'il était seul, avec le son de sa respiration comme seule compagnie. La musculature très bien dessiné du Sith était toute luisante de sueur, et il respirait très fortement. Il se laissa finalement retomber sur son lit après avoir désactivé son sabre, soupirant ensuite bruyamment. Il avait encore fait ce cauchemars ou cette vision qui venait souvent troubler ses nuits.

Il ne venait a peine que de dormir quatre heures tout au plus, lorsqu'il entendit frapper a la porte de sa chambre. Le Seigneur venait a peine de se réveiller d'un cauchemars, et voilà qu'il était de nouveau sollicité. Il se leva donc, vêtu d'un pantalon uniquement, son buste marqué par sa musculature et ses nombreuses cicatrices à l'air. Il ouvrit sa porte en plaçant sa main sur un détecteur d'empreinte, et celle-ci s'ouvrit, laissant apparaître rapidement le Lieutenant-Général Enrich, qui ne tarda pas à détourné le regard quelque peu rougissante et dérangé de voir un Sith ainsi.

-Excellence... je... pardonnez-moi de vous déranger pendant vos heures de repos. Mais le Vice-Amiral demande votre présence sur le pond.

Le Seigneur grognera pendant quelques instants avant de retourner dans la pénombre de sa chambre, laissant la porte ouverte. Il se dirigera vers son présentoir d'armure avant d'y retirer tout l'équipement de son armure blanche de chef de guerre, avant de la placer sur le lit, retirant son pantalon pour ensuite commencer par mettre les jambière. Ce qui ne tarda pas à fortement déranger Amilia Enrich, qui était rentrée dans la pièce pour suivre son Seigneur.

-Vous commencez à m'ennuyer tous autant que vous êtes. Et maintenant vous venez même jusqu'à me déranger pendant mes heures de sommeil. Pourquoi Becker a-t-il besoin de moi ?

-Il y a quelque chose à l'extérieur du vaisseau excellence.

-Hmm... vous avez intérêt à ne pas me faire déplacer pour un cargo à l'abandon Amilia. Vous savez que je ne suis jamais très clément quand ont me dérange. répondit Morhgral alors qu'il venait de commencer à installer son plastron.

-Je le sais excellence, et le Vice-Amiral aussi. Mais nous avons besoin de votre expertise.

-De mon « expertise » ? Qu'est ce qui pourrait bien nécessiter mon expertise dans l'...

Morhgral n'eut pas le temps de terminer sa phrase, car à peine avait il terminé d'enfiler son armure, il ressentit dans la Force une présence obscure. Le Seigneur fût très troublé, car cette présence n'avait rien à voir avec aucune autre qu'il aurait pu ressentir chez un Sith, c'était une présence, des plus sombres, et probablement l'une des plus sombres de toute la galaxie, qu'il ait pu ressentir. Il se leva alors de son lit, fronçant ses sourcils comme si quelques chose le dérangeait, et il marcha rapidement en direction du pont, laissant le Lieutenant-Général le suivre à moitié en courant.

-Excellence ?... Qu'es ce qu'il y a ?

Le Seigneur de Guerre ne répondit pas, de son habitude froide et réfléchit, il ne voulait pas dire n'importe quoi. Ce qu'il venait de ressentir dans la Force dépassait tout ce qu'il avait jamais ressenti auparavant... une Force du coté obscure était proche, mais sa présence dans la Force n'était pas celle que le Sith pouvait ressentir proche d'autres de ses confrères. Cette Force était tout autre, bien plus obscure que ce qu'il aurait jamais pu imaginer, cette Force avait l'impacte de la mort dans son cœur, et son sang, si froid d'habitude, se réchauffa brutalement, comme lorsqu'il rentrait sur le champ de bataille, saluant la Mort à bras ouvert. Mais aujourd'hui était tout autrement. Ses muscles se contractèrent tous à l’unisson, comme si il fallait pour lui se défendre sous peu, pendant qu'il se déplaçait rapidement vers le pont à travers le bâtiment.

Alors qu'il arriva sur le pont, il remarqua la plupart de ses officiers, affolés en regardant et pointant quelque chose dans l'espace. Lorsque Morhgral arriva proche des officiers, ceux-ci se mirent automatiquement au garde-à-vous, ainsi que l'ensemble des opérateurs et techniciens. Ce n'est seulement que lorsque le Sith fît un signe bref de la main, que tous reprirent leurs activités, laissant le Seigneur seul sur l'avant du pont, avec le Lieutenant-Général, et le Vice-Amiral Becker, qui ne tarda pas à prendre la parole.

-Morhgral... nous avons un gros problème.

Le Sith grogna simplement en guise de réponse, plongeant son regard sur une chose à plusieurs mètres à l'extérieur du vaisseau. Il s'agissait d'une épave fraîche, et autour de celle-ci, dans l'immensité de l'espace, dérivant comme des épaves, d'innombrables cadavres voguaient. Mais ce n'était pas ce spectacle d'horreur que le Sith regardait avec ses yeux perçants, mais le coupable de cette acte, une Starweird. Un horrible et difforme spectre de l'espace, pouvant se transformer à volontiers et infiltrer des vaisseaux, détruisant des flottes et équipages entiers en quelques minutes, mais ce n'était pas pour cela que le Seigneur était à cran, et sur ses défensives... les Starweird ont horreurs des utilisateurs de la Force, et si Morhgral l'avait sentit, alors elle aussi...

-Faites nous entrer en hyper espace Amiral.

-Vous avez entendu le Seigneur ! Sautez en hyper espace, destination, Dromund Kaas !

-Mon Vice-Amiral ! cria un technicien, Nous avons un problème sur l'hyper-propulsion, les commandes ne répondent plus !

-Réglez le problème au plus vite ! Je veux que nous soyons parti dans moi de cinq minutes soldat ! répondit Becker commençant à s'affoler quelques peu.

-Mon Vice-Amiral, la salle des machines. dit un officier avant d'activer la communication vers les moteurs.

-Amiral Becker ! Amiral ! Il y a un problème aux machines, je... Amiral ! l'homme ne terminera jamais sa phrase laissant place à un crie strident d'un monstre avant que la communication avec la salle des machines soit coupée.

Un silence laissera place quelques secondes sur le pont de commandement, avant que la plupart des hommes commencent a parler bruyamment, commençant à se diriger vers la sortie, pour probablement fuir le vaisseau. Mais, ils furent rapidement stopper par le Sith, qui d'un violant mouvement de main, ferma brutalement les portes du pont, par la Force, regardant ensuite froidement les hommes avant de prendre la parole.

-Vous croyez pouvoir partir ainsi soldats ? Vous pensez pouvoir librement sortir de ce vaisseau sans ma permission ? Et même si je vous la donnais cette permission, que feriez vous ensuite ? Probablement sortirez vous a bord de capsules de transport, mais malheureusement pour vous, ces créatures dehors, passant à travers les coques, et auront tôt fait de vous tuer. Vous voulez fuir ce combat que vous ne pouvez plus ignorer. Que dirons vos enfants, lorsque l'Empire annoncera a vos familles, que vous êtes tombés en essayant de fuir ? Reprenez vous soldats, car le prochain qui essayera de fuir sous mes yeux, tombera avant même de pouvoir ouvrir sa bouche pour respirer une dernière fois. Maintenant à vos postes, et ne me faites pas attendre.

Morhgral avança vers la sortie, les hommes se reculèrent tous à l'unissons, laissant passer le Sith qui marchait d'un air déterminé. Puis le Sith claqua des doigts un instant, faisant repartir les hommes vers leurs postes respectifs, alors qu'il venait d'arriver devant la porte fermé du pont. D'un simple mouvement du poignet, il ouvrit la porte, mais il fût surprit lorsqu'il fît rapidement face au spectre. Haris eut à peine le temps de pauser sa main sur son sabre que la Starweird, le plaqua rapidement sur le sol en quelques secondes, se plaçant au dessus de lui ensuite d'un air impérieux, avant de lever ses griffes.

Le Seigneur venait de faire enfin la rencontre de la Mort, mais il était déterminé à lui montrer qu'il ne se laisserai pas faire. Mais dans cette position, il était à la merci de ce spectre, qui allait probablement le tuer en quelques secondes...
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Re: Une Vie pour la Guerre - Chapitre I

Message par Satine Elven Hier à 23:28

Alors que les griffes de la Starweird commencèrent à s'abattre en direction du Sith, celui-ci, fît d'un mouvement bref et rapide, une poussée de Force en direction du sol pour le propulser plus loin du spectre, un geste qui lui aura probablement sauvé la vie. Une fois à l'écart des griffes du monstre, le Seigneur se releva brusquement pendant le crie strident de la bête. Mais la Starweird n'en avait pas terminé avec le Sith, et se rapprocha rapidement de lui en planant. Elle ne semblait en vouloir que à Morhgral, ce que le Sith remarqua rapidement, mais sans pouvoir analyser ses possibilités, il activera son sabre pour le mettre entre lui et la créature. Cependant et dans la plus grande des surprises, le spectre s'enfonça dans le sabre sans que cela ne semble l'affecter, ce qui surprit le Sith, lui laissant juste le temps de faire un saut de Force pour se remettre plus loin, observant la créature avec une légère peur dans son regard.

« Si je ne peux pas la tuer avec mon sabre, comment suis-je censé m'y prendre ? » se questionna le Sith mentalement. Morhgral se releva rapidement, mais le spectre était si rapide qu'il était déjà devant lui, effectuant un grand geste de sa main pleine de griffe en direction du Seigneur. Celui-ci nut le temps que d'esquiver maladroitement le coup, récoltant une quatre traces de griffes juste au dessus de sa hanche droite (marques présentent irp). Alors que le Sith roula sur le coté, plaçant sa main droite sur la zone que la Starweird venait de toucher, il donna l'ordre aux hommes de faire feu.

Mais rien n'y faisait, les tirs traversaient le montre sans l'inquiété, elle était comme invincible, invulnérable, et ne voyait qu'une seule personne, le Sith. Mais Haris ne savait pas quoi faire, cette chose ne voulait que sa peau, et rien ne semblait lui tenir tête. Mais il s'agissait de sa vie, de ses hommes, et jamais Morhgral ne tomberait inutilement. Alors que la Starweird fonçait sur lui, le Sith activa son sabre, effectuant de grands mouvements avec celui-ci, mais rien n'y faisait. Le spectre, traversa la lame et enfonça une de ses mains dans le torse du Sith.

Morhgral tomba alors à genoux, sa main droite sur la blessure, lorsque la Starweird retira ses griffes. Le Sith était désormais à sa merci, et rien ne pouvait changer ceci... Le Vice-Amiral, le Lieutenant-Général Enrich, et les hommes assistant impuissant à la chute de leur Seigneur...

-Fuyez... fuy... hmmm.... fuyez. articula le Sith assez fort, mais en proie à une puissante douleur.

-Non jamais Seigneur !... commença a crier Amilia Enrich.

-Nous avons reçu un ordre messieurs ! Fuyez le navire ! ordonna le Vice-Amiral Becker.

-Mais Vice-Amiral...

-Morhgral se sacrifie pour nous, nous n'avons aucune chance Lieutenant-Général. Maintenant obéissez aux ordres et fuyez le navire ! cria le Vice-Amiral en quittant le pont.

Alors que tout les hommes commencèrent à partir du pont, le spectre se retourna pour regarder ses futures victimes. Le Seigneur perdait beaucoup de sang, et il tomberait assez rapidement et la Starweird le savait. Les blessures qu'avait Morhgral étaient profondément, notamment celles aux niveaux de son torse, ou coulait, sur les muscles bien dessinés de Haris, une rivière de sang. La vision du Sith commençait en quelques secondes à devenir flou, il ne distinguait pratiquement que des vagues images, et le spectre ne ressemblait plus qu'un à un drap devant lui. Il entendit cependant, et dans un dernier élans du Lieutenant-Général Enrich, son nom, la femme était décidé à aider le Seigneur de Guerre, mais les hommes qui avaient reçu des directives la sortirent rapidement de la passerelle, fermant derrière eux en laissant le Sith blessé, au bord de la mort, avec pour seule compagnie son bourreau.

La Starweird se retourna alors observant quelques instants le vaincu, levant ensuite une de ses mains pleines de longs griffes au dessus de sa tête, afin de l'abattre sur le Seigneur. Mais alors que tout semblait terminé pour le Sith, une étrange sensation et un halo bleu émergea de nul par, se positionnant entre lui et le spectre, semblant retenir la main de la Starweird. Morhgral n'arrivait pas à distinguait ce qui se positionnait devant lui, mais un léger frisson lui parcouru le corps un bref instant, avant que celui-ci ne commence à trembler. Il perdait trop de sang, et il voyait désormais le spectre se faire repousser par cette lueur bleu, qui emmena la Starweird en dehors du vaisseau en agrippant fermement alors que le monstre hurlait, traversant ensemble la coque et le fuselage sans aucune peine.

Cette lueur venait de sauver le Seigneur de Guerre, mais pour combien de temps ? Son sang continuait de couler doucement, mais abondamment, et il ne sentait plus désormais ses doigts ni ses pieds. Il essaya d'agripper quelque chose pour se lever, mais tomba a la place lourdement sur le sol, ses forces le quittaient, et il savait que ce n'était plus qu'une question de temps. Finalement, il serait tombé en se faisant secourir, une mort injuste, car le Seigneur aurait probablement voulu tomber arme en main. Mais au lieu de cela, il doit désormais regarder la mort le prendre doucement, comme une mère prendrait son enfant.

Il repensa quelques instants à cette forme bleu qui venait de le sauver d'un mort inévitable, et à ce qu'il avait ressenti proche de cette lueur. Une émotion nouvelle avait surgit en lui, une émotion qu'il n'avait probablement pas croisé depuis plusieurs années... l'amour. Il avait ressenti la joie et une profonde tendresse en la bref présence de cette étrange lueur, comme si il s'agissait d'une personne qu'il avait aimé, alors que le Sith n'avait jamais ressenti ceci. Cette présence bleu, que Morhgral avait senti en son cœur et dans la Force ne pouvait être qu'une apparition, mais le Sith nu guère le temps de réfléchir de qui il s'agissait, car sa tête tomba lourdement sur le sol, et il s’évanouit simplement, perdant trop de sang pour rester en pleine conscience...

Alors que Morhgral était inconscient, il se retrouva de nouveau dans ce rêve étrange qu'il avait fait quelques heures plus tôt, mais cette fois, il n'avait pas son arme en main, elle était positionnée à sa ceinture. Instinctivement, le Sith posa ses mains sur son torse, touchant quelques instants celui-ci, les marques de griffes étaient présentes, mais tout laissait à croire, qu'il s'agissait en ce lieu d'une blessure passé. Quand Haris toucha les marques de griffes sous son armure, elles étaient recousues, et les entailles avaient rétrécis, un effet des cicatrisations sur le long terme. Le Sith troublé regarda alors un instant autour de lui, toisant ensuite son bras droit, celui qui possède bon nombre de marques et cicatrices, mais il n'en était rien. Toutes avaient disparu, comme si, elles n’avaient jamais été là, tout semblait étrange dans ce rêve où la réalité même semblait n'avoir aucun sens.

Le Seigneur observa de nouveau les lieux autour de lui, mais avec plus d'attention. Tout semblait comme dans ses rêves précédents, encore et toujours seul, sur une étendu d'eaux méconnu. Mais cette fois-ci, et contre toute attente, il n'était pas lui même, ou du moins, ses marques et cicatrices n'étaient plus, ou du moins pour la plupart, car sa marque sur l’œil gauche était toujours présente elle, ainsi que sa blessure récente. Dérangé par l'absence de son passé sur son corps, Morhgral décida après un bref moment de réflexion de faire appel à la Force, plaçant sa main droite sur le sol pour geler l'étendu d'eau. Mais lorsque le Sith plaça sa main sur l'eau, il remarqua un visage en dessous, l'observant. Un visage inconnu, mais familier, un visage qui semblait le fixer dans la souffrance.

Un visage qui semblait fixer le Sith de façon accusatrice, puis, quelques secondes plus tard, plus de visages remontèrent à la surface, d'hommes et de femmes, des dizaines, puis des centaines. Tous regardant le Sith de façon horrifié, et lorsque Morhgral se releva il constata que toute l'eau était désormais un océan de tête fixant le Sith. « Qu'es ce que cette folie ?... » marmonna Haris pour lui même avant de commencer à marcher sur des têtes, qui ne semblaient pas réagir sous la pression du corps de Morhgral, comme si, il ne s'agissait que de dalles, des dalles en tête humaine, et vivante. Mais alors que le Seigneur marchait, une main sortie de l'eau, agrippant, et soudain, les têtes se mirent à crier à l'unissant, criant à la douleur, comme si elles venaient toutes de recevoir un coup fatale.

En une fraction de seconde, alors que le Sith commençait à se débattre plusieurs mains commencèrent à émerger pour l'agripper, avant de finalement l'enfoncer à travers ses têtes. Le Seigneur de guerre commença alors à tomber, dans une chute pleine de cries de souffrances, dans une chute qui sembla durer quelques secondes, mais des secondes interminables. Morhgral avait déjà vécu se rêve ou se cauchemars, mais celui-ci semblait avoir désormais prit une certaine direction, une direction d'horreur ou d'avertissement. Et ce n'est que lorsque le Seigneur commença à crier que son cauchemar prit fin.

Haris se releva en cria du lit sur lequel il était. Il regarda autour de lui et reconnu la baie médicale du vaisseau, ainsi qu'un droïde familier qui s'empressa de venir voir le Sith. Pendant se temps, Morhgral regarda brièvement son torse, car une légère douleur venait de le perturber pendant qu'il s'était relever du lit, en position assise. Il était torse nu, et le droïde semblait l'avoir totalement recousue au laser, puisqu'il constata les marques, et également une intraveineuse sur son bras.

-Bip-Bip-Clic. Excellence-vous-ne-devriez-pas-bouger-ainsi. Bip-Clic-Clic.

Le droïde n'était autre que C2B, un droïde médicale de type 2-1B et notamment le droïde personnel du Seigneur Morhgral. C2B servait le Sith depuis qu'il l'avait reçu de son Maître, il y a plus de quinze années de cela.

-Ne t'inquiète pas C2B. Donne moi plutôt les détails du pont. Que prépare le Vice-Amiral ?

-Clic-Clic. Excellence-le-vaisseau-à-été-déserté. Bip-Bip. Nous-ne-sommes-plus-que-deux-maître.

Morhgral observa quelques instants le droïde sans rien dire, reposant sa tête sur le lit, laissant C2B faire son travail. Le Sith posa son regard sur le plafond, réfléchissant désormais à ce qu'il allait bien pouvoir faire, sans son équipage et ses hommes...
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