"Vérités"

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Message par Lorpa Norou le Jeu 26 Juil - 11:04

Vérités



La pièce était sombre. Seule la petite fenêtre sur le mur de gauche laissait passer une légère lumière, celle du sombre ciel orageux de Dromund Kaas. Le halo de lumière donnait sur quelques artefacts divers sur le mur. Ce qui leur donnait une place ici était leur aura dans le côté obscur de la Force, et non leur rareté, puisque malgré le fait qu'ils soient des artefacts, ce n'était pas ce qui manquait dans l'Espace Sith, tout du moins ceux-ci. Juste à côté du halo de lumière, en face d'une porte habituellement ouverte, un homme encapuchonné est debout, les mains jointes, la tête légèrement penchée. Sa musculature n'est pas très impressionnante, légère, le corps svelte et sa taille était plutôt moyenne. Ses vêtements, se rapprochant de la bure Sith classique, arrivent à donner une illusion de richesse plutôt sobre. Sa capuche cache un faciès peu attirant : un grand nez en plein milieu lie des sourcils épais et des yeux d'un bleu éclatant, seul véritable atout du visage, à une grande bouche épaisse aux lèvres plutôt pulpeuses. Le visage, déjà peu attirant, est d'autant plus repoussant à cause d'un gros appareil cybernétique sur la droite de son visage, recouvrant une grosse cicatrice. Cicatrice n'est peut être pas le mot adéquat lorsque l'on observe plus attentivement. Cela ressemble plus à une grosse brûlure chimique lui dévorant toute sa joue et sa mâchoire droite, l'appareil étant placé en conséquence. Le personnage est en pleine concentration, le côté obscur émanant légèrement de sa personne. Soudain, il se met à genoux, les mains toujours jointes, puis met ses jambes en tailleur. Il détache alors ses mains dans un geste lent et grave, et les place sur ses genoux. Les préparations sont faites. Et durant deux semaines, il restera dans cette position solennelle, en pleine introspection, à la recherche de vérités qu'il connaît déjà.
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Re: "Vérités"

Message par Lorpa Norou le Ven 27 Juil - 0:17

Noir. Il faisait noir. Tout était noir. Absolument tout. Tel était son cœur ? Peut-être. Mais ce n'est pas ce qui importait pour l'instant. L'homme n'était plus encapuchonné, sa chevelure châtain légèrement longue naviguait de manière irrégulière vers l'arrière. Il n'avait plus de métal sur sa joue, et la cicatrice semblait figée. Jetant un dernier regard à ce mystérieux noir, il tourna la tête et deux grandes portes se refermèrent. Des portes. Une grande rangée de portes toutes à droite d'un long couloir, qui semblait indéfini. Celles qui viennent de se refermer étaient grandes et recouvertes d'or. Il avait donc présumé qu'elles étaient importantes. Il jeta son regard sur les autres portes, et avança dans le couloir, s'arrêtant devant chaque porte, la détaillant à chaque fois. Il s'arrêta alors devant de grandes portes noires. Un noir profond, voluptueux, mais pas inquiétant. Poussé par la curiosité, il l'a détailla d'autant plus, relevant chaque aspérité, chaque détail. Le noir était encadré de décorations sobres couleur nacre, d'aspect plutôt neuf. Les portes s'ouvrirent alors, et laissèrent passer l'esprit qui entra et contempla un spectacle surréaliste : des portes. Encore des portes. Toujours des portes. Mais cette fois-ci, elles étaient accompagnées d'escaliers, faisant de la scène un méli-mélo déroutant, mais si fascinant …


« Génial » lâcha l'esprit devant la scène. Les portes derrière lui se refermèrent alors, laissant l'homme dans la pièce qui semblait infinie. Il ne s'attendait certainement pas à cela. Mais c'est, quelque part, ce qu'il cherchait. Tout du moins, c'était cela si il comprenait bien la signification derrière cela. Il descendit alors le premier escalier.
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Re: "Vérités"

Message par Lorpa Norou le Ven 27 Juil - 20:00

La première porte qui s'offrit à lui était petite, bancale, grossière : un dessin d'enfant en somme. Elle était d'un bleu éclatant entouré d'une bande vert et rouge. L'homme resta un instant devant la porte. Il était là pour cela. Pourquoi cette hésitation ? N'était-il pas prêt finalement ? Devait-il rebrousser chemin ? Son regard se tourna vers la grande porte qui s'était fermée quelques temps plus tôt. Il serra le poing, puis fit face à la porte, et s'avança, la porte s'ouvrant d'elle-même sur son passage. Un grand flash blanc envahit ses yeux, et lorsqu'il les ré-ouvrit, il était autre part. Un endroit ... familier. Il toucha sa joue droite, et sentit une peau douce, une peau d'enfant. Il était dans un endroit clos. Il toucha ensuite la paroi, et le métal bougea très légèrement. Puis il remarqua un petit trou et regarda dedans. Il vit une pièce à l'aspect somme toute rustique, avec peu voir pas de décorations. L'espace était utilitaire, rien de plus, et semblait tout aussi familier. Une petite lumière éclairait légèrement la salle. Une fois ses yeux adaptés à la lumière, il vit une belle femme assise sur une chaise. Où avait-il bien pu la voir ? Il la connaissait, c'était certain, mais qui était-elle ? Ces questions s'effacèrent lorsqu'il vit la personne en face d'elle. Lui, il le reconnut directement. Ce visage était resté ancré dans sa mémoire comme LA personne à abattre. Son petit visage se crispa lorsqu'il prit la parole :
« Je vous ai pas engagé pour discuter ma jolie. Je vous ai engagé pour le garder jusqu'au jour de ses deux ans. Or, ce jour approche. Le petit a déjà un an.
-Oui Monsieur Norou, je comprends bien, mais il faut que vous sachiez qu'à deux ans, un enfant ne peut pas encore travaillé …
-Je me FOUS de ce que vous pouvez pensez ma jolie ! dit l'homme sur un ton assez énervé, Vous êtes payée à obéir, point.
-Vous vous méprenez monsieur, rétorqua la femme sur un ton sec, je suis payée pour m'occuper de votre fils pendant que vous réglez vos dettes.
-ASSEZ ! »
L'homme se précipita alors sur la femme, lui mit la main au cou et serra très légèrement tout en la précipitant sur le canapé.
« Je fais ce que je veux vous m'entendez ? Ce que je VEUX !
-Arg … fit la bouche de la jeune femme qui ne pouvait rien faire, Lai..Laissez...Moi...
-Oh non ma jolie … répondit l'homme avec un sourire malsain sur le visage, je vais prouver que je fais ce que je veux … »
Puis il plaça son autre main sur la bouche de la fille, qu'on pouvait entendre respirer très difficilement. Enfin, il mit en place la dernière pièce de la scène macabre : il retira ses mains délicatement de la femme, toujours secouée et visiblement assommée, et déchira les habits de celle-ci dans un rire malsain. Tandis que la gorge de la belle femme se déployait, l'homme dans son corps d'enfant regardait, immobile, tremblotant légèrement. Il ne pouvait déplacer ses yeux d'enfants de la scène qui se déroulait sous ses yeux, et tandis que « Monsieur Norou » abusait la femme, le visage de celui-ci donnait une vision cauchemardesque, même si on pouvait reconnaître quelques traits de son faciès peu attirant : un grand nez en plein milieu qui liait des sourcils épais et des yeux d'un bleu froid à une grande bouche très épaisse.
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Message par Lorpa Norou le Sam 28 Juil - 11:14

Tandis que l'homme recule quelque peu, la porte se referma. Il resta alors quelques instants, contemplant le bleu de la porte. Puis il jeta son dévolu sur la suite et avança, le regard décidé.
La porte suivante était d'un blanc sobre entouré d'un ruban rose. Il observa la porte, la détaillant de son regard acéré, puis avança un petit peu. La porte s'ouvrit, s'accompagnant d'un grand flash, et une nouvelle scène se construisit devant lui. Il se retrouva dans la même pièce que la dernière fois, sauf que le canapé était derrière lui. Il se trouvait devant une grande table recouverte d'un drap qui devait être blanc à l'origine. Mais il était très taché, le drap virant de plus en plus au rouge. Et pour cause, une femme, différente de celle de la dernière fois, était allongée et était en train de crier, faisant un bruit inimaginable transposant parfaitement la souffrance qu'elle était en train de subir. La table était, une fois regardée de plus près, en fait tachée de sang. La douleur mêlée à l'odeur du sang donnait à la scène un aspect terrifiant, tout droit sorti d'une histoire sordide. Ce n'était certainement pas un endroit pour un enfant, mais il était là, ne pouvant se résoudre à détourner les yeux. La femme poussa alors un dernier cri, bien plus terrifiant et puissant que les précédents, et un homme se releva alors de derrière la cuisse de celle-ci, faisant alors remarquer au petit spectateur qu'elle avait les cuisses ouvertes. Dans les bras de l'homme, un petit être poussa alors un cri puissant, tel que pouvait le faire cette petite chose. L'homme, que l'enfant reconnu comme étant « Monsieur Norou », semblait très enthousiaste, et criait « C'est une fille ! Une petite fille ! Tu t'appelleras … hmm … Nayerra oui c'est très bien ! ». L'enfant tourna alors le regard sur la femme, qui avait elle-même posé son regard sur lui. « Lo … Lorpa ... » murmura-t-elle, le souffle coupé. L'enfant s'avança alors, comme mué par une force bien au-dessus de celle de l'esprit, et mis ses petites mains  sur le bras de la femme. Elle lui lança un dernier regard, mystérieux, complexe, mais aussi très ému, et poussa un long et lancinant petit soupir. Le petit garçon resta alors quelques secondes immobile, puis il bougea le bras. Elle ne réagissait pas. Il bougea le bras de plus en plus fort. Rien n'y faisait. Des larmes vinrent alors aux yeux du petit garçon. Elle ne bougeait plus. Plus du tout. Un faible « Ma … Maman ? » sorti de la bouche du petit garçon. Rien. Des grosses larmes coulaient sur ses joues. L'homme à sa gauche tourna alors les yeux sur le corps inanimé de sa femme. « Pff … fit-il, pas aussi résistante que je le pensais. Enfin, au moins a-t-elle donnée naissance à une fille. Espérons qu'elle soit aussi mignonne que sa mère, qu'elle serve à quelque chose. Et arrête de pleurer le mioche. Elle est morte. Un point c'est tout. Allez t'es quand même pas une tapette nan ? Pfff bon à rien lui aussi … ARRÊTE J'AI DIS ! »

Lorpa se retrouva alors devant la porte, qui se refermait. Avait-il vraiment vécu cela ? Oui, puisque cette porte était dans cette pièce. Il serra le poing. Il fallait qu'il l'arrête. Qu'il se venge. Il fallait que son père meurt.
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Message par Lorpa Norou le Dim 29 Juil - 0:22

La troisième porte était, quand à elle, d'un blanc immaculé entourée d'un bois très foncé. Lorpa hésita. Il sentait que le souvenir qu'il allait voir, il le connaissait déjà. Mais il le fallait. Il s'avança donc, et la porte s'ouvrit.
Son père tenait la main de Nayerra, tout en regardant le ciel visible au dessus du spatioport. Un homme, grand, carré, à la peau très sombre et à l'air stupide et louche se tenait à côté de Lorpa, tous deux en face des deux premiers.
« C'est entendu alors ? dit l'homme louche.
-Oui, répondit le père, c'est entendu. Tout est prêt, il faut juste que notre vol arrive.
-Hé bien, dans ce cas, je m'éloigne un peu. Je dois aller faire un rapport.
-Bien. »
Et l'homme se retira, se pressant pour trouver une station holocom.
Nayerra et Lorpa avaient le regard plongé l'un dans l'autre. Si lui restait stoïque, elle ne pouvait empêcher des grosses larmes de couler sur ses joues. En vérité, lui était inquiet. D'aussi loin qu'il se souvienne, il avait toujours été là pour la protéger à l'usine contre les abrutis qui lui voulait du mal. Et maintenant elle était libre. Et seule avec son père. Était-ce cela qui l'effrayait le plus ?
« Allez au revoir le marmot, dit le père en brisant le silence, je ne te donnes pas deux semaines avant que tu ne meurs de faim. Bon débarras. »
Le regard de l'enfant restait sur sa sœur. Il ne voulait pas voir son père. Il voulait garder une belle image de cette séparation. Alors il fit un léger sourire à sa sœur. Et sa sœur répliqua de même par un grand sourire sur sa petite bouille de 3 ans.
« Ah ! Voilà notre vaisseau. Allez p'tite tête adieu. Meurs en silence dans un coin, et que je ne te voies plus jamais. »
Sur ces paroles, l'homme tira sa fille vers le vaisseau.
Lorsqu'il s'en alla, une grosse main se posa sur l'épaule de Lorpa.
« Allez gamin. On a du boulot. »
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Message par Lorpa Norou le Dim 29 Juil - 10:48

L'atmosphère était pesante dans l'usine. Il s'agissait d'une usine de composants électroniques, notamment pour les datapads. Certains produits utilisés étaient très dangereux, voir toxiques, et c'est ce genre de produits que l'enfant devait transporter d'une chaîne à une autre. Ainsi, il transportait les bidons de liquide sur le dos à l'âge de 5 ans. Alors qu'il est en route vers la chaîne F, deux hommes se mettent en face de lui. Ils sont plutôt grands, musclés à cause du travail, et porte tous deux la marque d'esclave de l'usine sur la joue.
« Alors petit ? On a du mal ? fit le premier.
-C'est pas trop lourd ? fit le second.
-On sait qui tu es petit. On sait qui est ton père. C'est à cause de lui qu'on est là.
-Et il s'est barré. Sans nous. Tu vois petit, c'est pas de ta faute …
-Mais il faut bien qu'on s'amuse un peu …
-Alors si on rajoute la vengeance par dessus …
-Ça fait quelque chose de vraiment plaisant.
-Oh oui … Très plaisant. »
Sur ces mots, le premier envoya son pied dans les côtes du petit garçon, et tandis que baril tombe par terre avec fracas, le second lui envoie un crochet du droit. Une fois au sol, les deux compères s'amusèrent alors à le rouer de coups de pieds. Chaque coup intensifiait sa douleur. Chaque coup coup agrandissait sa colère. Chaque coup rendait sa rage d'autant plus forte. Chaque coup abreuvait sa haine d'une façon sans précédent. Tout se mélangeait, tout se confondait dans la tête du petit garçon.
Puis, les deux compères s'enfuirent sans demander leur reste. Et apparu une grande ombre. L'homme louche à la peau sombre tenait un fouet entre les mains.
« Allons petit … Ce n'est pas comme cela qu'il faut le transporter … *premier coup de fouet* il faut faire attention à où tu marches … *second coup de fouet* sans quoi, il va t'arriver des bricoles … *troisième coup de fouet* Qu'est ce que c'est que ce regard ? *rasade de coup de fouet* Allez la journée n'est pas finie. Tu prends le bidon et tu l'amènes. Et plus vite que ça. »
Maintenant, Lorpa en était certain. Ce moment était une charnière de sa vie. Et pour cause : sa rage avait été focalisée sur le contremaître à l'époque. Mais maintenant qu'il avait vu tout cela … Il savait que sa haine n'a jamais été éteinte. Et qu'elle ne le serait sûrement jamais.
Lorpa recula alors, laissant une porte rouge entourée se refermer. Il était résolu. Et sa rage était maintenant inextinguible. Mais il lui restait un dernier souvenir à voir. Celui qu'il se ressasse tout le temps. Celui qu'il utilise avant chaque combat. Celui auquel il fallait à présent donner un nouveau sens.
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Re: "Vérités"

Message par Lorpa Norou le Mar 31 Juil - 8:34

Il était devant une grande porte sombre entourée d'un fin trait rouge. C'était son souvenir le plus fort, il le sentait. Pour un tas de raisons. Il ne perdit pas de temps et s'avança, laissant la porte s'ouvrir et le grand flash blanc l'envahir.

Il faisait chaud. Très chaud. Tous les esclaves s'agitaient autour de lui. De grandes flammes dévoraient le bâtiment, et le seul échappatoire que les esclaves connaissaient, c'est à dire la seule porte menant à un couloir et a fortiori à l'extérieur, était pris d'assaut. Mais elle restait fermée. Sûrement pour contenir le feu. Mais aucun esclave ne connaissait les recoins aussi bien que Lorpa. Cela faisait 8 ans qu'il parcourait l'usine, aussi bien les couloirs que les petits recoins uniquement accessible de par sa petite taille. C'était sa chance, et il n'allait pas la laisser passer. Il fit alors la seule chose qu'il savait faire correctement : utiliser sa matière grise. Il se dit que si il sortait de là, et il était résolu, il lui faudrait de l'argent. Il regarda autour de lui. Qu'est-ce qui pourrait bien avoir de la valeur dans une usine qui employait des esclaves ? Rien. Si ce n'est ce qu'ils manipulaient tous les jours. Il tourna alors la tête vers un chariot qui traînait. Il prit quelques flacons de produits, un peu au hasard, et couru vers un endroit un peu caché. Là, il s'engouffra dans un tuyau et rampa, sortant de la salle au bout d'un moment. Il regarda alors depuis une grille et vit que la mesure de confinement n'avait servi à rien : le couloir était en feu. Comme sûrement tout le bâtiment. Il continua à ramper jusqu'à la salle du générateur, elle-même située à côté du hall d'entrée. La salle aussi était en feu, confirmant ses soupçons d'incendie général. Il vit le feu commencer à s'étendre vers le générateur. Il courut le plus vite que le pouvaient ses petites jambes, mais ce ne fut pas assez, et l'explosion du générateur, que le contremaître avait sûrement laissé tourner pour fouetter des esclaves, fut extraordinaire. Le réflexe de Lorpa fut de se protéger avec ses mains … qui tenaient les produits chimiques. Le souffle de l'explosion le poussa hors du gros danger, mais la chaleur et le feu firent exploser les flacons et les produits mélangés à la chaleur vinrent en direction du visage du petit Lorpa. Un dernier réflexe le fit tourner la tête vers la gauche et les produits s'écrasèrent sur sa joue droite. La douleur était insoutenable, inexprimable. Il n'avait jamais cru qu'il pourrait crier aussi fort. Il rampa vers le hall d'entrée, puis vers la sortie, malgré la douleur intense, toujours décidé à se sortir de ce pétrin à tout pris. Puis le destin vint donner son dernier coup. Le contremaître apparu alors devant lui. C'était la dernière épreuve. Celle qui allait tout déterminé. Le contremaître tendit son fouet entre ses mains. « Alors la crevette ? On veut s'enfuir ? Tu ressembles tellement à ton père ... » C'en était trop. La douleur de sa blessure, la colère face à la comparaison à son père, la rage face au contremaître, la haine qui ressurgissait à la simple mention de son père. Tout cela se mélangeait et envoya tout vers le gros louche. Son expression était horrible : tous ces sentiments étaient mélangés sur son visage, avec en plus la moitié droite du visage s'affaissant, la joue donnant l'effet de couler comme si elle était visqueuse. Devant lui, le contremaître s'était retrouvé plaqué contre le mur, les mains sur le cou. La scène était apocalyptique, avec les flammes autour qui dévoraient le bâtiment petit à petit, ainsi que la chaleur insistante qui, elle, dévorait les hommes et les femmes à l'intérieur. Elle dura quelques minutes, le contremaître manqua de plus en plus de souffle. Ses bras finirent par retomber le long du corps, la tête bleutée à cause du manque d'oxygène, le corps sans vie.
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Re: "Vérités"

Message par Lorpa Norou le Mar 31 Juil - 9:05

Lorpa erra encore quelques temps dans les tréfonds de son âme. Il vérifia quelques portes mineures, mais leur intérêt était bien moindre. Puis il se décida à ressortir. Il revint devant la première grande porte du début, qui se ré-ouvrit, et il revint dans le couloir.

Il ouvrit alors les yeux dans la pièce sombre et contempla la salle. Il resta immobile quelques minutes, comme pour vérifier qu'il était bien ressortit de sa méditation. Mais le ciel de Dromund Kaas était bel et bien gris, et la pluie battante s'imposait toujours à elle-même. La faible lumière qui avait réussie à passer les gros cumulus de l'atmosphère dévoilait toujours les artefacts en demi-teinte, leur donnant un aspect mystique si apprécié de certain. Puis il se leva, déverrouilla la porte, se fit un stimcaf, et regarda les différentes notes envoyées par Nayerra. Il en prit connaissance assez rapidement, se dit que le plan de Nayerra était risqué, et regarda la date. Cela faisait bel et bien 15 jours qu'il était en méditation. Il prit ensuite connaissance de l'avancement de la campagne, et voyant qu'elle était terminée, il souffla légèrement du nez. Il finit alors son caf et se dit qu'il faudrait bien réapparaître au sein de l'organisation. Demain. Demain serait bien. Là, ce qu'il lui fallait c'est du repos. Et c'est ce qu'il fit. Il finit par envoyer un message à son Maître pour lui dire qu'il était sorti de sa léthargie, avant de s'endormir dans un repos sans rêve.
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